Un programme national de nutrition scolaire est attendu
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Une étude commandée par le Club des petits déjeuners révèle que 84 % des Canadiens estiment que le gouvernement libéral fédéral devrait honorer dès que possible sa promesse électorale. Un investissement d’un milliard de dollars sur cinq ans est ainsi attendu pour mettre en place un programme national de distribution de repas nutritifs dans les écoles. Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas en avoir un.
Selon Statistique Canada, un enfant de moins de 18 ans sur quatre vivait dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire en 2022. Cela représente près de 1,8 million d’enfants, alors qu’ils étaient près de 1,4 million en 2021. « Il n’y a jamais eu un moment plus critique pour investir dans les programmes de nutrition scolaire et nous exhortons le gouvernement fédéral à s’engager enfin dans un investissement à long terme pour le développement d’un tel programme avec un investissement immédiat dans les mois à venir », a commenté Judith Barry, cofondatrice et directrice des relations gouvernementales du Club des petits déjeuners, dans un communiqué.
Si des progrès ont été réalisés par les ministres Karina Gould et Marie-Claude Bibeau, notamment avec l’organisation de plusieurs consultations visant à recueillir des commentaires sur l’élaboration d’un programme de nutrition scolaire, aucun financement concret n’a encore été versé. L’étude du Club des petits déjeuners indique que 77 % des Canadiens sont déçus et 23 % estiment que le montant annoncé est insuffisant pour remédier à la situation actuelle.
88 % des répondants croient que les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux devraient faire de la faim et de la malnutrition des enfants et des adolescents une priorité. Ils sont aussi 91 % à indiquer que le bien-être des élèves devrait être pris en considération afin que les enfants d’âge scolaire ne se sentent pas marginalisés pour recevoir ce dont ils ont besoin. À cet égard, 51 % estiment qu’un programme de repas nutritifs dans les écoles financé par le gouvernement fédéral ne devrait pas se limiter aux enfants scolarisés dans les communautés défavorisées.